J’ai testé pour vous: ne pas avoir d’humour pendant un rencard

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La sagesse populaire n’a jamais raison…excepté concernant l’humour féminin.

Oui, les hommes ont peur des filles qui font des blagues.

Déjà, en 3ème B, je revois Thomas courir à travers la cantine lorsque je lui fais comprendre que « sa braguette ouverte, c’est pour aérer ses neurones ou quoi »? J’ai ri, il n’a pas compris, j’ai essayé de lui expliquer, il a filé, la bouche encore pleine de purée. C’est qu’en général, mes vannes jaillissent comme un Alien hors de Sigourney Weaver: incontrôlables.

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Un jour, j’apprendrai de mes erreurs… Adieu Raymond Devos, Amy Schumer, Conan O’Brien…Et c’est avec ce vœu sincère que j’ai croisé le chemin d’Adam.

Adam est beau.

La sueur d’Adam sent naturellement le musc et la vanille.

Quand Adam sourit, le monde s’illumine et les gens descendent de leurs voitures pour danser sur la chaussée, tandis que des écureuils roux offrent des billets de vingt euros aux enfants. Sérieusement.

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On se retrouve donc dans un restaurant à l’éclairage tamisé-ce-soir-c’est-le-grand-soir-chérie, et j’ai osé ma (toute) petite robe rouge. Il fait juste assez chaud pour boire des spritz, et nos joues rosissent à mesure que la soirée avance.

C’est là que tout a failli basculer.

Il me dit qu’il s’interroge sur ses choix professionnels, et si…désolée, j’ai perdu à ce moment précis le fil de la conversation, entre mon troisième cocktail et ses yeux gris. Un médecin aux yeux gris? Je craque.

Je lui lance « qu’est ce qui pourrait te rendre ta bonne humeur?

– Hum…Des vacances, et des sous…et des ondes positives.

– Les ondes positives, ça je sais faire, pour le reste, j’ai entendu que Madame Bettencourt était un cœur à prendre, intéressé?

– … »

Son silence estomaqué me ramène à la douloureuse réalité: mais qu’est ce que les mecs ont avec les filles (qui espèrent être) drôles? Ils pensent qu’il s’agit là d’une affection contagieuse qui, en se répandant partout, démontrerait qu’on peut largement rire sans eux, et à leurs dépens?

Je baisse les yeux, gênée par son regard blasé plein d’incompréhension. Je pose alors mon verre déjà vide (l’alcool me rend encore plus drôle qu’à l’accoutumée) et essaie de m’appliquer.

Il me parle de sa pré-commande Iphone (nan, pas possible?!) et de son collègue qui a porté un caleçon vert pour la St Patrick (le fou!!). Il rit, et je ris aussitôt, mais trop fort pour que ce soit crédible.

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Il me narre son dernier rhume qui l’a cloué au lit, pendant une semaine, l’empêchant de finir sa partie de World Of Warcraft (monde cruel) : je parviens presque à avoir les larmes aux yeux, en songeant, pour m’y aider, à la fin de « The NotebookN’oublie jamais« .

Lorsqu’il aborde la thématique de son hamster Filou qui a préféré rejoindre l’état sauvage (le jardin municipal en face de son immeuble), je crains le faux-pas irréversible : « quoi, il a préféré se faire bouffer par un chat plutôt que de supporter ton haleine au réveil? » Mais ouf, il n’a pas entendu, tout occupé qu’il était à commander les desserts.

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A la fin de la soirée, j’ai l’estomac noué, j’ai chaud-froid, et des blagues qui tournent dans ma tête aussi grosses que l’USS Enterprise. Adam a l’air tout satisfait, et je prie le Ciel de le garder suffisamment longtemps à mes côtés pour crâner un peu devant mes proches et mes amis, histoire qu’ils comprennent que non, je ne sors pas qu’avec des mecs imaginaires (puisque je vous dis que Brad est un ami!).

On se retrouve devant l’arrêt de bus et, me dardant de son regard brûlant, il m’offre un baiser à faire pâlir toutes les ligues de censure d’Europe réunies. Mes efforts sont donc récompensés, au placard ma soirée série-Ben & Jerry’s Cookie Dough.

Lui: « On rentre ensemble? Tu en dis quoi?

Moi: « Eh bien, j’en dis que ton ego et toi formez déjà un très joli couple, et que je n’ai aucun goût pour la polygamie ».

Juré, demain, j’arrête l’humour…mais une promesse faite à son pot de glace, ça compte, ou pas ?

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Clap de fin?

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Il fait si chaud, que tu n’arrêtes pas de fixer la fenêtre, espérant qu’un courant d’air glacé la fasse voler en éclat et inonde toute la salle d’une onde rafraîchissante. Il t’a convoquée comme pour un entretien d’embauche, et tu te sens telle une candidate, nerveuse, un brin trop bien habillée pour un simple café informel.

Vous êtes arrivés en même temps, et cette soudaine synchronisation des montres a le don de t’angoisser d’autant plus que cela ne s’était jamais produit. La bise qu’il fiche sur ta joue accroît ta détresse.

Il prononce des mots interdits, qui contredisent l’harmonie dans laquelle tu t’insérais jusqu’alors. Tu songes à tous ces instants étirés, à ces petits-déjeuners que vous ne prendrez plus ici, sur le pouce, à ces fous rires silencieux, dans la torpeur d’une soirée interminable. A cette anecdote, que tu voulais lui narrer, mais qu’il n’aura plus envie d’entendre. Ces amis communs qui choisiront, et s’évaporeront.

Est-ce l’étiquette de ta robe qui, en te labourant l’omoplate, te protège de l’impact de ses mots? Tu ne supportes pas ces bouts de tissus rêches qui, en se focalisant sur un interstice de peau, à présent t’empêchent d’être vraiment actrice de ta rupture.

Tu le regardes.

L’air calme, mais tapant frénétiquement le zinc du doigt. Est-ce qu’il a chaud, lui aussi? Il semble que le temps passé ensemble se soit réduit à cette minute précise. Tu aimerais enlacer ses doigts entre les tiens, l’entraîner vers la sortie, loin de toute cette sentimentalité capricieuse qui empêche les cœurs pressés de s’unir à l’envi.

Lorsqu’il se lève, tu comprends soudain que c’est vraiment fini, parce qu’il s’excuse, il remercie aussi, beaucoup trop, pour des instants qui ne méritent aucune congratulation, sinon la gratitude de les avoir traversés ensemble. Jamais il ne t’a paru si sincère et, sur un malentendu, un donut, un cataclysme météorologique et un sourire, tu pourrais presque lui donner une seconde chance, le bel idiot.

Il te serre contre sa poitrine, et tu t’écrases contre le bitume comme un cornet de glace vanille-citron. Sur l’arête de son nez, une goutte de sel, de musc, de regrets. Vous vous toisez, à nouveaux des inconnus.

Tandis que tu t’éloignes, tu ne peux t’empêcher d’entendre le chahut des feuilles mortes sous tes pieds, les rires lointains, et toute cette lumière, qui souffle, déjà, sur les nuages…

… c’est à ce moment précis que tu te réveilles…

 

 

 

 

Tellement!

ah

Je vais tellement sur Facebook que j’aimerais être payée pour ça..

Je vais tellement sur Twitter que je cherche désespérément un oiseau bleu lorsque je fais une citation marrante.

Je vais tellement sur Tinder que lorsque je croise un garçon, j’essaie de le faire glisser à gauche pour parler à celui assis juste derrière lui.

Je déteste tellement le nouveau slogan Meetic que je n’ai qu’une envie, me poster devant un de leur panneau publicitaire du RER A et crier aux usagers: « arrêtez de m’attendre, et VE-NEZ! »

J’entretiens une relation tellement intime avec mon IPhone que j’arrive à m’engueuler avec Siri, parfois. Souvent.

J’utilise tellement Messenger qu’à table, j’envoie un gif de chaton quand on tarde à me passer le plat.

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Je vais tellement sur Happn que je suis l’itinéraire des célibataires de mon quartier au lieu de rentrer chez moi.

J’ai pris de mauvaises habitudes avec mon smartphone, du coup, lorsque je sors avec un mec, je tente d’agrandir tout ce que je peux avec deux doigts.

Je fais office de cinquième roue du carrosse depuis si longtemps que je me souviens du lieu, de la date et de l’heure de rencontres de mes amis en couple (ça aide pour leurs anniversaires).

Lors d’un entretien via Skype, j’ai tellement pensé à tout…que j’en ai oublié être toujours en pyjama.

Lassée de rappeler mes ex en période de grande faiblesse, je leur ai attribué des photos de contact terrifiantes (les jumelles dans Shinning, Anthony Hopkins dans tous ses rôles, photo de l’ex de mon ex, Bob Kelso…). Et non, ça ne marche pas du tout.

J’ai tellement pris l’habitude de sortir avec des boulets que lorsque je menotte ma cheville à un haltère de trente kilos, je me sens tout autant amoureuse.

soon

Je sors tellement tard du boulot que la rame est toujours vide mais, par snobisme, je préfère rester debout…

Je n’ai tellement pas le temps de faire des after-work que je danse directement dans la rue avec des gens ivres, histoire de gagner du temps.

danse

Je ne sais tellement plus comment emballer les mecs que j’ai tenté la carte de l’inattendu, comme arriver à un rencard le visage couvert de scotch. Et oui, ça marche!

Haut les coeurs!

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