« Et avec vos frites? Un peu de contre-culture, peut-être? »

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Pensée globale, je te mets au défi, une fois n’est pas coutume. Ce n’est pas un affrontement final, non, loin de là, juste un petit moment que j’ai décidé de consacrer à ton futur démantèlement.

Il est certain que tu nous permets de savoir plus vite et plus loin, sans reprendre notre souffle. Tu glisses et contamines tout, avec l’assurance de ceux qui savent déjà que rien ni personne ne saurait les freiner dans leur lancée. Et nous t’aliénons avec plaisir une belle partie de notre libre-arbitre, pour une infime parcelle de satisfaction immédiate. A consommer sans tarder, hein, car demain sera déjà là bien assez tôt. Et nous avons encore nombres d’actus et de sensationnel à engloutir, sans appétit. Déjà trop vieux?

Tout est parfaitement limpide: je suis un animal pensant. Social? Hum, laissez moi le temps de vérifier ma jauge d’amis…Que nous reste t’il alors, qui soit vraiment à nous et pas encore prémâché? Le temps passe, et j’écrase mon nez contre la vitre qui me fera basculer du côté du plus grand nombre sans parvenir à me décider. C’est aussi que la sensation de partager un cerveau unique avec l’humanité n’était pas dans mes plans.

Le temps de la rébellion passera t’il donc par un grand autodafé d’écrans plasma et de smartphones désossés?  Pas vraiment, ce serait contre-productif.  Seulement, comment nier le délice que nous éprouvions jadis (sic) lorsque nous dénichions le dernier disque pas encore chroniqué par la blogosphère entière, l’artiste un peu raté, un peu génial disparu brutalement, le visage du doubleur cinéma de voix si familières, une soirée dans un bar interlope où les rondeurs sont célébrées sous un soleil orgiaque et presque mythologique?

Je ne sais pas vous, mais il est bon de s’imprégner de ce qui se passe autour de nous, pas de si loin, pas de trop près. Parce que les gens biens, les étranges, les frères oubliés des stars, les freaks, les industriels à dreadlocks ont aussi une histoire qui mérite le coup d’oeil.

Prescription immédiate: un numéro du mensuel Gonzaï. Et?
Disons qu’en attendant que l’oxygène devienne une denrée cotée en Bourse et que nous n’ayons plus que quatre orteils et un œil unique, je savoure, à moindre frais et petites lampées des articles dictés par aucune « actu » servie bis repetita. Ici, l’AFP est une ogresse furieuse d’avoir été privée de sa pitance de papier, d’ironie et d’esprit critique depuis si longtemps. Plaisir retrouvé de parcourir la faconde de rédacteurs dopés à des substances non encore répertoriées…Quoique, à la libre-pensée, peut-être…

Haut les cœurs !

Crédit photo @Gonzaï ( http://gonzai.com/)

 

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